icon-hamburger-dark
Donner

La compétitivité française

« C’est enfin la libération de l’activité que je veux mettre au cœur de mon action. Libérer l’activité ça passe par toute une série de mesures très concrètes. »

Accédez à la synthèse de cet article

Partagez cet article

Diagnostic

La compétitivité française en difficulté

La France doit faire face, depuis 2007, à une des plus grandes crises économiques et financières de son histoire. Elle doit affronter de nouveaux défis, de différents ordres. « Ce défi, ça n’est pas qu’un défi de sécurité. C’est un défi qui est au croisement de batailles économiques, sociales, culturelles, spirituelles aussi ».

Notre pays souffre de déficits publics excessifs qui freinent l’investissement et donc la compétitivité « Nous sommes aujourd’hui, sur le plan macro-économique, dans un contexte où nos déficits publics sont encore trop importants, malgré les efforts engagés, où la compétitivité de notre pays n’est pas encore en retournement. »

La compétitivité française semble en déclin face à celle de son voisin d’outre Rhin. « On parle toujours de l’Allemagne comme une référence … La force du capitalisme allemand que vous évoquiez, c’est vrai c’est qu’il y a un capitalisme familial qui a été plus favorisé qu’en France ».

Le rapport Gallois, ou rapport sur la compétitivité française, remis à Jean-Marc Ayrault, alors Premier Ministre, pointait déjà du doigt en 2012 le décrochage de l’industrie française en termes de compétitivité. Le modèle productif français connait donc des difficultés, qu’il faut aujourd’hui surmonter.

Action

Principes

Consolider les récentes avancées

Stabilité

Pour garantir les investissements, qu’ils soient français ou étrangers, il faut créer dans notre pays un climat de confiance et continuer à avancer dans le chemin que nous avons amorcé. « Il n’y a pas de long terme sans stabilité, parce que finalement l’une des maladies et nous avons été coupables aussi de cela, c’est le changement permanent. » Le pays est engagé dans une série de réformes qui doivent être continuées. Cette stabilité prend différentes formes :

  • Tout d’abord la réduction des dépenses publiques. « Le premier axe, c’est évidemment celui du sérieux budgétaire et avec lui du sérieux fiscal ; c’est la visibilité donnée aux acteurs économiques d’une réduction de nos dépenses publiques. C’est 50 milliards d’euros par rapport au tendanciel entre 2015 et 2017. »
  • La stabilité des engagements sociaux et fiscaux afin de donner de la visibilité est essentielle. « Une fois une réforme engagée, ne modifions pas les mesures prises et laissons-les s’appliquer avant de les évaluer ; engageons-nous à ne pas modifier plusieurs fois un même impôt au cours du quinquennat ».

L’Union

Pour relever le pays, il faut que nous unissions nos forces. Ainsi, nous devons combattre la morosité ambiante pour relancer la compétitivité de notre appareil productif. « Cette mobilisation économique, c’est celle dont nous avons besoin aujourd’hui. Ce pays ne se relèvera pas si les décideurs économiques ne croient pas qu’il se relèvera. ».

Propositions

Réduire le coût du travail

Il est primordial pour améliorer la compétitivité française de poursuivre, et surtout d’améliorer, le mouvement de baisse de charges engagé par le gouvernement actuel. « Je transformerai le CICE en allègements de charges et je déciderai d’autres allègements ou suppressions de cotisations sociales patronales. Des économies sur la dépense publique et une fiscalité plus incitative, notamment sur la pollution ou la consommation, seront décidées pour financer cela. »

La modernisation de l’économie

Des mesures concrètes sont proposées pour relancer la compétitivité de l’Etat français. Il faut moderniser le marché des biens et des services, mais aussi le marché du travail. Cela passe par un accroissement de la flexibilité et par la « libération de l’activité ».  « C’est enfin la libération de l’activité que je veux mettre au cœur de mon action. Libérer l’activité ça passe par toute une série de mesures très concrètes. » Ces mesures prennent la forme, par exemple, de l’assouplissement des règles sur le travail du dimanche, le travail en soirée ou encore les seuils sociaux. D’autres mesures perdurent et sont perpétuellement améliorées, à l’image des pôles de compétitivité. Ces mesures permettront de restaurer la compétitivité de l’économie française.

Financer le capital

L’amélioration de la compétitivité française passe par l’investissement, qui permet de diminuer les coûts de production ou d’améliorer la qualité des produits proposés. Pour financer l’investissement, le pays doit disposer de fonds propres, c’est-à-dire d’épargne. La France dispose d’une épargne financière abondante mais qui est massivement investie dans l’immobilier et dans les assurances-vies. L’enjeu est ici de mouvoir cette épargne vers le financement de l’économie réelle pour favoriser l’investissement, et donc la compétitivité. « Mais au-delà de ce point, nous prendrons dans les prochains mois une série de mesures très précises pour allouer plus de capital au financement des acteurs économiques dans notre pays, y compris des acteurs internationaux qui décident d’investir dans notre pays, parce que sans fonds propres, il n’y a pas de réussite économique ».

Donner de la visibilité

« Les pouvoirs publics donneront de la visibilité aux entreprises » avec la philosophie suivante : « Une fois une réforme engagée, ne modifions pas les mesures prises et laissons-les s’appliquer avant de les évaluer ; engageons-nous à ne pas modifier plusieurs fois un même impôt au cours du quinquennat ».

Cela passera aussi par une analyse rigoureuse de ce qui est fonctionnel aujourd’hui et de ce qui doit être changé. « Je veux qu’on n’ajoute plus de nouvelles règles avant d’avoir passé en revue celles qui existent. Dans nombre de secteurs comme le logement, l’agriculture, l’hôtellerie ou la restauration, nous avons trop changé les règles.  »

Article précédent Article suivant

Partagez cet article

Fermer

Retrouvez ici très bientôt la synthèse de cet article.