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Donner

La filière alimentaire

La responsabilité des pouvoirs publics est « de défendre notre modèle agricole, en particulier dans le cadre des négociations transatlantiques, parce que ce sont des préférences collectives que nous portons, bien au-delà de simples sujets techniques ou tarifaires. »

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Diagnostic

En tant que producteurs de matières premières échangées sur les marchés mondiaux, les agriculteurs sont particulièrement sensibles à « la volatilité des cours (…) qui évoluent au niveau mondial, [aux] implications géopolitiques qui [les] ont parfois fortement frappé (…), la croissance des pays en développement – bref, à tous les effets de la mondialisation. »

Derniers exemples de cette exposition en date, la crise qui a frappé la filière porcine en 2015 ou bien encore la crise du lait de 2016. La première fut la double conséquence de l’embargo russe et d’une dérégulation européenne. La crise du lait, quant à elle, a résulté d’une insuffisante anticipation de la fin des quotas ainsi que des disparités européennes entre les couts de production, liées à la surenchère réglementaire française.

Par ailleurs, la baisse des prix et des marges, ainsi que l’absence de perspectives, ont débouché sur une filière agricole insuffisamment modernisée et faiblement orientée vers la recherche « Seuls 18 % des entreprises de vos secteurs prévoient de faire de la Recherche & Développement ».

Action

Principe

Responsabilités des pouvoirs publics

Au niveau européen et international, la responsabilité des pouvoirs publics est « de défendre notre modèle, en particulier dans le cadre des négociations transatlantiques, parce que ce sont des préférences collectives que nous portons, bien au-delà de simples sujets techniques ou tarifaires ».

Au niveau national, les pouvoirs publics doivent préserver un ordre public et « s’assurer qu’une guerre mortifère au prix le plus bas ne soit plus conduite dans tous les secteurs » afin de « permettre à chacune et à chacun de se réorganiser ».

Perspectives de la filière

Il faut refuser la fatalité qui consiste à croire que les produits de la filière agroalimentaire vont rester faiblement différenciés et de ce fait soumis à des prix mondiaux dépendant des aléas géopolitiques. « Il y a dans la montée en gamme, dans la différenciation, dans les innovations biologiques et technologiques, une révolution qui est à faire ».

Cette perspective est celle qui oriente l’investissement vers les solutions industrielles de l’« Alimentation du futur » :

« Une meilleure connaissance du client sera construite dans la capacité qu’on aura à apporter non plus simplement des produits, mais des solutions, qui permettront de rassembler des informations, des données de masse et dans la capacité qu’auront vos filières à utiliser au mieux ces données pour innover, pour progresser, pour apporter un meilleur service ou une innovation de rupture – c’est un élément décisif dans la compétition ».

Cette montée en gamme passe par une politique d’intégration de la filière agroalimentaire : « S’organiser en filière, c’est accepter d’avoir des ambitions communes, se livrer parfois à des guerres légitimes, mais se retrouver derrière des intérêts communs sur des prix, des investissements, des objectifs d’ensemble » et par l’émergence de champion français à dimension mondiale : « Il est bon d’avoir des champions, de les aider à réussir, de les aider à investir, à grandir, à conquérir de nouveaux marchés, parce qu’ils tireront tous les autres derrière eux dans la réussite, et c’est le cœur d’une politique industrielle ».

Propositions

Dans les faits, la loi Macron a permis d’accompagner les agriculteurs dans la modernisation de leurs exploitations via une mesure de suramortissement (art. 142) et la facilitation de la construction d’annexes ou l’extension des habitations sur les terres agricoles (art. 104).

La protection de la résidence principale des exploitants agricoles a été améliorée (art. 206) afin de sécuriser leurs parcours. Dans le même temps, le ministère de l’Economie a accru les contrôles sur le respect des délais de paiement et a rendu publique la liste des contrevenants, dans le but de diminuer le besoin de fonds de roulement des entreprises du secteur agricole notamment.

 

 

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