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La lutte contre le terrorisme

« On peut naître en France, être Français, avoir passé toute son enfance à l’école de la République, avoir bénéficié de notre modèle social, et haïr la France, détester ce qu’elle incarne, détester les personnes qui nous entourent, au point de vouloir les détruire. »

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Diagnostic

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Des terroristes français.

Depuis 2012 et notamment les attaques perpétrées par Mohammed Merah, la France est la cible d’attaques répétées d’individus se réclamant de la pensée islamiste radicale. Ces terroristes barbares ne sont pas issus de l’étranger. En effet, pour leur majorité, ils sont nés sur le territoire français. Ils sont des « Enfants de la République ». A cet égard, « on peut naître en France, être Français, avoir passé toute son enfance à l’école de la République, avoir bénéficié de notre modèle social, et haïr la France, détester ce qu’elle incarne, détester les personnes qui nous entourent, au point de vouloir les détruire. »

Une responsabilité collective

L’idéologie n’est pas l’unique cause de la situation actuelle. Ainsi « le tiers de ceux qui partent de notre pays pour faire le djihad ne sont pas nés musulmans ». A contrario « près de 20% des engagés volontaires de l’armée de terre sont d’origine étrangère si l’on remonte une génération ».

Bien sûr, l’idéologie islamiste est la principale source du mal, mais elle n’aurait pas une emprise si grande sur les « enfants de la République » si cette dernière n’avait pas laissé tomber une partie de sa jeunesse. Pour Emmanuel Macron, « notre économie a produit de l’anomie, de l’exclusion, des destins individuels qui ont pu conduire certaines et certains à aller jusqu’à ces atrocités ».

Le défi de notre génération

Le défi lancé par le terrorisme international n’est pas qu’un défi de sécurité. C’est un défi qui est « au croisement de batailles économiques, sociales, culturelles, spirituelles aussi, parce que ces assassins ont cherché à atteindre ce que nous sommes, semer la terreur, le doute, le poison des divisions ». Ce défi ne fait que commencer et il concerne toute notre génération, il s’inscrira dans la durée.

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Tenir bon ensemble

Rien ne peut être cédé aux terroristes, le rôle des Français, notre rôle, est de « continuer à nous tenir debout dans ce que nous sommes, de continuer à faire, à agir, à croire dans notre pays qui en sortira plus fort encore ». Les décideurs ont aussi leur rôle à jouer, celui d’avancer tout en ne laissant rien à la peur et aux divisions. Ils doivent garder leur sang-froid et poursuivre leur travail de longue haleine.

Réfuter les populismes

Face à la montée des extrêmes et les amalgames de certains responsables politiques, Emmanuel Macron estime qu’« être Français, ça n’est pas seulement une question de droit du sol, de droit du sang, de droit d’asile ou de papiers d’identité. » En fait, « toutes celles et ceux qui s’engagent pour la France, qui veulent la France au quotidien, tous ceux-là sont Français. »

Par ailleurs, face à la promesse d’une inflation législative comme seule arme face à la recrudescence des crimes terroristes, Emmanuel Macron considère que notre arsenal législatif est suffisamment doté pour lutter face à ce fléau. Il appelle surtout à « transformer notre approche collective de la sécurité », mais aussi à passer « de l’état d’urgence à une société de vigilance ». Une société dans laquelle chacun est amené à prêter attention à ce qui l’entoure et à être vigilant afin de faciliter le travail des forces de l’ordre et des secours.

En outre, face à la proposition « dangereuse » faite notamment par certains à droite d’interner administrativement les fichés S, Emmanuel Macron conteste la pertinence d’une réforme qu’il considère comme « inefficace et non démocratique ». Considérant que « personne ne peut identifier la dangerosité d’untel ou d’untel, ce n’est pas en faisant des propositions dangereuses que nous parviendrons à diminuer le danger. » Par ailleurs, « nos services de renseignement déconseillent de prendre de telles mesures. »

Recréer une société de l’inclusion

Pour Emmanuel Macron, la faillite des élites mais aussi celle du modèle éducatif et social ont leur part de responsabilité dans l’émergence d’un extrémisme qui a trouvé l’Islam pour véhicule et étendard. Pour ce faire, il considère que nous devons construire « la nouvelle prospérité ». « Sans progrès, où chacune et chacun trouvera sa place, on ne peut pas prétendre à la cohésion sociale, on ne peut pas prétendre à justement répondre à ces doutes, on ne peut pas prétendre à une vraie cohésion. »

Selon Emmanuel Macron, nos sociétés sont profondément menacées par des « inégalités économiques et sociales, mais aussi des inégalités de destin, puisque, de plus en plus, nos origines sociales, ethniques et géographiques déterminent notre réussite à l’école ou dans le monde du travail. »

La France est bloquée, la France est injuste. C’est cette « France qui devient insupportable pour autant de nos concitoyens, qu’ils habitent dans les territoires ruraux les plus enclavés ou dans les quartiers qui, eux aussi, pâtissent de cet enclavement social, et parfois ethnique »

Il faut pour cela croire et développer une « société du choix, c’est-à-dire libérée des blocages de tous ordres, d’une organisation datée, où nous serions plus aptes à choisir nos vies. »

Cette volonté doit être portée par « une volonté politique forte, parce que vouloir le progrès, c’est vouloir une nation entreprenante et exigeante qui assure une place à chacun. » C’est en offrant cette place que la société française parviendra à éradiquer les racines du terrorisme.

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