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La transition énergétique

Emmanuel Macron est convaincu « que la modernisation par l'écologie, c'est d'abord un levier de transformation ». Il convient d' « inventer » un « modèle productif qui intègre cette responsabilité sociale et environnementale, ce long terme ».

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Diagnostic

Le réchauffement climatique : une réalité

Impossible de nier le réchauffement climatique : « nous avons aujourd’hui partout sur la planète les effets de cette transformation » et nous pouvons constater que « chaque année est plus chaude que la précédente ». Pourtant, la plupart des modes de production d’énergie utilisés aujourd’hui (énergies fossiles) émettent des gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète : « on dépense encore plus d’argent à tirer les énergies du passé qu’à produire l’énergie du futur ».

Une question de société

La cause première du réchauffement climatique, c’est un système capitaliste, obsédé par les résultats à court terme, qui a « perdu son sens » et qui sacrifie deux segments de notre population. Tout d’abord, les « plus faibles » et les « plus fragiles » qui subissent ce qu’Emmanuel Macron appelle des « inégalités environnementales » : en France, ce système court-termiste « a réduit les chances, les opportunités » de cette catégorie ; « à l’autre bout de la planète », les populations les plus fragiles sont les victimes de catastrophes naturelles. Ensuite, « les générations à venir », qui n’ont pas voix au chapitre. Il ne faut pas oublier que nous avons déjà créé un « septième continent », « fait de plastique ».

Action

Principes

Avoir le courage de penser à long terme

C’est ce qu’ont essayé de faire, depuis longtemps déjà, des « missionnaires » tels Nicolas Hulot, qui ont mené des « combats difficiles ». Ils ont œuvré « dans l’ombre », « parce que c’est difficile de trouver un financement, de trouver une voie quand on vient contrarier les intérêts en place pour défendre le long terme ». C’est le devoir des politiques aujourd’hui que de reprendre à leur compte ce travail entamé par d’autres.

« Des choses ont été faites » : « la COP21 a été une formidable avancée » et « la loi de transition énergétique » est « un texte courageux ». Mais il faut aller plus loin et « ensemble, et pas simplement les pouvoirs publics ».

Un défi technologique et industriel

Emmanuel Macron est convaincu « que la modernisation par l’écologie, c’est d’abord un levier de transformation ». Il convient d’ « inventer » un « modèle productif qui intègre cette responsabilité sociale et environnementale, ce long terme ». L’enjeu est de « repenser » nos modes de consommation, mais aussi « la façon de produire » : « il ne faut plus opposer deux modèles : il y a un modèle productif, environnemental et social, et il est aussi numérique ». Pour cela, il convient de trouver la juste place de notre système productif dans l’environnement : notre industrie « doit recycler davantage, elle doit dégager moins d’émissions carbone, réduire sa propre consommation en énergie ».

Propositions

Penser la complémentarité des types d’énergie

Il est hors de question d’abandonner le nucléaire, pour des raisons économiques et même écologiques puisqu’il est « ce qui permet en France la production d’électricité décarbonée ». Cependant, nous pouvons diversifier le mix énergétique en y intégrant une part croissante d’énergies renouvelables, d’autant que « certaines commencent à avoir un prix compétitif et sont éminemment complémentaires de l’industrie nucléaire ».

Une mobilisation d’envergure

Nous avons besoin « d’une mobilisation active et collective » : « celle des États », « celle des collectivités locales ; de la société civile ; et bien entendu des acteurs économiques, des entreprises y compris le secteur assurantiel », ce dernier étant source de financements. Dans la « bataille climatique » qui s’engage, il faut bien sûr protéger, mais également voir toute « une série d’opportunités ».

La transformation environnementale repose sur le déploiement de nouvelles infrastructures. « Le besoin d’infrastructures n’a jamais été aussi élevé : pour remplacer les installations existantes ; pour en développer de nouvelles, plus écologiques, plus respectueuses de l’environnement ». Pour cela, les investissements sur le long terme sont fondamentaux.

La French Tech au cœur de la transition environnementale

Aujourd’hui, de nombreuses startups « se lancent dans le développement des solutions vertes et innovantes qui constituent une large partie de la réponse au défi climatique », mais elles « disposent rarement des garanties suffisantes pour accéder aux circuits bancaires classiques ». Il convient donc de les aider « à trouver les gros investissements qui leur permettront d’acquérir une taille internationale », surtout « dans le secteur de la transition énergétique, où parfois le temps d’accès au marché est plus long ».

Emmanuel Macron a mené sur ce plan des actions concrètes. En 2015, le concours de startups des cleantech (clean technology, c’est-à-dire toute technologie ayant une valeur ajoutée environnementale) a permis de récompenser 21 startups françaises, qui furent ambassadrices de la French Tech à la COP21. En février 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, et Ségolène Royal, ministre de l’environnement, ont lancé l’incubateur « Green Tech » pour accompagner 50 startups sur des projets de transition écologique (par exemple des compteurs électriques intelligents).

 

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