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Donner

Le conflit Syrien

« Nous devons avoir une priorité : la lutte contre l’islamisme radical et terroriste dans la région »

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Diagnostic

Un drame humanitaire

Une guerre civile meurtrière.

Depuis que le conflit a éclaté, en mars 2011, plus de 400 000 personnes ont été tuées en Syrie. La crise ne fait qu’empirer, affectant aujourd’hui plus de 13,5 millions de personnes, dont 6,1 millions déplacées à l’intérieur de leur territoire, qui ont besoin d’une aide d’urgence.

La crise des réfugiés.

Avec 4,8 millions de personnes, les Syriens représentent le plus important contingent de réfugiés au monde. La répression du régime, la destruction du pays par cinq ans d’intenses combats, les exactions de l’Etat islamique, l’appauvrissement généralisé et la conscription forcée ont poussé des millions de personnes à quitter leur domicile. En 2015, 13,5 millions de Syriens, 50 % de la population du pays, ont été affectés par le conflit, selon l’ONU.

Les réfugiés sont principalement répartis entre les pays voisins de la Syrie : la Turquie, la Jordanie (où se trouve le camp de réfugiés de Zaatari, le second au monde par sa taille) et le Liban (dont un quart de la population sont des réfugiés syriens). Depuis 2015, les routes migratoires vers l’Europe sont également saturées. En octobre 2014, 23 000 personnes ont traversé la Méditerranée clandestinement ; en octobre 2015, ce chiffre a été multiplié par près de dix : 220 000 personnes.

Une région profondément déséquilibrée.

Le Proche et le Moyen-Orient est une région où les anciens équilibres géopolitiques semblent être devenus obsolètes et dépassés. « Nous ne sommes plus dans cette région dans les mêmes équilibres que ceux dans lesquelles nous vivions il y a des décennies ».   Aujourd’hui, la Russie de Vladimir Poutine et l’Iran se sont imposés comme des acteurs majeurs au Moyen-Orient, bouleversant ainsi les équilibres passés.

Action

Principe

Réorganiser nos priorités en ce qui concerne le terrorisme international.

« Nous ne pouvons pas faire de l’extermination du régime de Bachar el-Assad un préalable à toute décision, même si c’est bien évidement un objectif ». Face à un problème aussi épineux que la crise syrienne, il faut adopter une attitude responsable. L’ennemi principal, c’est bel et bien l’islamisme radical qui se développe sur les ruines de la Syrie. C’est cet islamisme radical qui cherche à attaquer la France et ses valeurs humanistes.  Or aujourd’hui, les organisations terroristes que sont Al Nosra, filière d’ Al Quaïda, et l’Etat Islamique, sont celles qui profitent le plus de ce drame.

Ne pas sombrer dans la complaisance envers Bachar el-Assad.

« Je ne suis pas naïf sur Bachar el-Assad » Le régime syrien est un régime meurtrier, responsable d’actes inqualifiables et inhumains. A cet égard, il ne faut avoir aucune empathie ni complaisance envers ce régime, « un régime sanguinaire et extrêmement coupable de la situation dans laquelle nous sommes ».  Il ne s’agit donc pas de maintenir Bachar el-Assad au pouvoir ad vitam eternæm, mais de trouver une solution politique transitoire pour sortir de cette impasse politique.

Propositions

Maintenir une coopération internationale.

La résolution du conflit syrien passe par « une discussion exigeante et réaliste avec l’ensemble des puissances qui sont impliquées dans cette situation ».  La guerre civile en Syrie est le théâtre d’un affrontement entre plusieurs puissances, en particulier la Russie et les Etats-Unis. Mais il ne faut pas abandonner ce problème à ces deux puissances mondiales qui sont par ailleurs opposées, nous rappelant les heures les plus sombres de la Guerre froide. La France ne doit donc pas tourner le dos aux grandes puissances, ni à Vladimir Poutine, ni à Donald Trump. « C’est en arrivant à un juste équilibre entre toutes les parties que la paix là aussi pourra être rétablie. En la matière, la position allemande de dialogue devrait nous inspirer et nous gagnerions à agir plus clairement de concert. »

S’affirmer à l’échelle mondiale en tant que puissance européenne.

La France est une puissance militaire et diplomatique de premier rang. Son alliance avec les Etats-Unis est le fruit d’une histoire commune, fondée sur différents succès démocratiques. L’élection de Donald Trump ne doit en tout état de cause venir altérer cette alliance stratégique. C’est pour cela que « la France doit inscrire sa politique internationale dans l’Europe qui la rend plus forte et doit savoir discuter avec des puissances, même quand elles ne sont pas amies ». Discuter efficacement  avec la Russie et consolider les relations d’amitié avec les Etats-Unis, passe par une politique étrangère européenne efficace qui permet aux démocraties européennes de peser à l’échelle diplomatique.

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