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Donner

Le nucléaire

« Nous croyons au nucléaire non pas parce que ce serait un héritage du passé, non pas parce qu'il faudrait continuer à faire ce qui a été fait mais parce que le nucléaire est au cœur de la stratégie industrielle, énergétique et climatique qui est la nôtre ».

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Diagnostic

Une filière vivace et non pas en déclin

Contrairement à ce qui est communément admis en Europe à la vue des retards engrangés sur les chantiers EPR et de la baisse inexorable de la part du nucléaire dans la production d’électricité globale, la filière nucléaire est toujours bien vivace. C’est un marché en croissance tiré par les grands émergents que sont la Chine et l’Inde, et où l’excellence à la française est particulièrement reconnue.

Un secteur profondément transformé

La catastrophe de Fukushima en mars 2011, après celle de Tchernobyl en 1986, a remis à l’ordre du jour le problème de la sécurité et du renouvellement du parc nucléaire dans les pays développés. La filière nucléaire cherche donc à être plus sûre tout en assurant le démantèlement des centrales hors d’usage, chantiers à forts coûts. Ce sont les principales pistes de développement de la filière nucléaire.

Un choix français, et qui doit le rester

Emmanuel Macron le soulignait en 2016, la France a fait le choix du « tout-nucléaire » il y a presque 50 ans pour assurer son indépendance énergétique. Ce modèle semble dépassé aujourd’hui, mais il reste cependant un enjeu éminemment moderne en termes d’emplois : la filière emploie 220 000 personnes qualifiées. « Nous croyons au nucléaire non pas parce que ce serait un héritage du passé, non pas parce qu’il faudrait continuer à faire ce qui a été fait mais parce que le nucléaire est au cœur de la stratégie industrielle, énergétique et climatique qui est la nôtre ». C’est aussi un enjeu de climat, car l’énergie nucléaire est totalement décarbonée. Enfin, il caractérise l’excellence à la française : EDF est reconnu comme le 1er exploitant mondial de réacteurs et le système de sûreté français est reconnu comme le plus performant au monde.

Action

Favoriser la complémentarité dans la production électrique française

Même si le nucléaire doit rester la base de notre production électrique, car c’est une énergie décarbonée et à production stable, il faut favoriser sa complémentarité au sein du mix énergétique avec les énergies renouvelables. Comme Emmanuel Macron le rappelle : « [Notre] trajectoire […] n’est pas celle d’un abandon du nucléaire mais d’une réduction de la dépendance de la production électrique française au nucléaire pour justement favoriser l’accès de nouvelles sources d’électricité en particulier les énergies renouvelables ».

S’assurer que le nucléaire reste une filière d’excellence française

La France dispose de nombreux atouts dans la filière nucléaire, relevés précédemment, mais elle assiste aujourd’hui à la refonte du nucléaire avec la remise en cohérence des rôles d’Areva et d’EDF, principaux acteurs de la filière. Pour s’assurer que notre pays reste dans la course, il faut gagner en attractivité et monter en compétences. L’attractivité passe essentiellement par un passage au numérique et une exploitation des nouveaux marchés émergents, tandis que la montée en compétence est nécessaire pour saisir le nouveau marché de la sécurisation des installations et renforcer le savoir-faire technique français, clé de voûte de notre excellence. Emmanuel Macron le défend « pas le nucléaire d’hier mais le nouveau nucléaire : celui que nous sommes en train de transformer avec justement plus d’innovations, avec plus de modernisation, avec d’autres formes de production, avec une organisation repensée, avec plus de qualifications ».

 

 

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