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Le sentiment d’appartenance à l’UE

« Nous avons un modèle de société unique: la liberté individuelle, couplée à la justice sociale. » C'est ce modèle qui doit nous permettre, à nous Européens, de « trouver notre place dans un monde globalisé » – à condition d'œuvrer ensemble et de briser les vieilles habitudes et les tabous de chaque pays membre.

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Diagnostic

Une « décennie perdue »

En 2005, un référendum est organisé en France, portant sur l’approbation du « projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ». Le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés. En 2016, le « non » l’emporte à l’issue du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Entre 2005 et 2016 s’étend ce qu’Emmanuel Macron appelle une « décennie perdue ».

Aux pères fondateurs de la construction européenne, puis aux réalisateurs comme Helmut Kohl et François Mitterrand, ont succédé des bureaucrates qui se sont contentés d’une « gestion technique » des affaires européennes, sans véritable « projet politique ».

Une génération eurosceptique ?

Une génération entière n’a donc connu que l’Europe en crise, et un niveau de chômage alarmant. Pourtant, l’espoir est permis. Tout d’abord, « les gens adhèrent à l’idée d’Europe. Mais les politiques ne satisfont pas aux exigences de ce rêve ». Ensuite, le Brexit, « c’est la fin d’une Europe ultra-libérale qui n’a plus de projet politique ». Il est temps de « rénover l’Europe de fond en comble » et de formuler un projet de fond, rassembleur et ambitieux.

Le « défi de ma génération »

Deux défis méritent d’être relevés : définir les éléments clés d’une identité européenne, et rassembler les peuples, par-delà les différences socio-économiques et nationales. Il faut « retrouver notre capacité à agir dans l’histoire, le goût du risque, de l’action, de la transgression » ainsi que « le sens de l’intérêt commun, général, qui dépasse les petits compromis ». Ce sont les conditions nécessaires pour « reprojeter les opinions publiques vers un projet commun, vers un projet politique ».

Action

Principes

C’est la base d’un véritable projet politique, qui seul peut redonner du sens à l’Europe et susciter un nouvel enthousiasme pour elle.

Un modèle social européen

« Nous avons un modèle de société unique : la liberté individuelle, couplée à la justice sociale. » C’est ce modèle qui doit nous permettre, à nous Européens, de « trouver notre place dans un monde globalisé » – à condition d’œuvrer ensemble et de briser les vieilles habitudes et les tabous de chaque pays membre.

La souveraineté européenne

Elle doit être affirmée, à l’intérieur de l’UE comme à l’extérieur.

« Les risques liés au numérique, les risques migratoires, les risques géopolitiques, le changement climatique, et toutes les grandes transitions qu’on est en train de vivre […] sont des risques qui se gèrent mieux au niveau européen ».

Vis-à-vis du reste du monde, il faut se montrer ambitieux. L’UE constitue aujourd’hui « un marché ouvert à tout va ». Au contraire, il faut protéger nos intérêts et imposer des règles aux concurrents étrangers, chinois par exemple. « Des procédures anti-dumping existent au niveau européen mais elles mettent 9 mois à se mettre en place, avec des tarifs de 20 % » alors que « les États-Unis, eux, ripostent deux fois plus vite avec des tarifs de 500 % ».

La responsabilité des dirigeants nationaux

Satisfaire l’opinion publique de son pays n’est pas une solution lorsque cela passe par un discours populiste, fondé sur le mensonge et l’accusation systématique de Bruxelles et de l’étranger. Bien loin de cela, il faut encourager les initiatives individuelles : « La solution est dans notre capacité à bouger, moderniser le pays, le débloquer, libérer l’économie, donner la possibilité à ceux qui veulent travailler, créer, produire de le faire beaucoup plus simplement ».

Propositions

Il faut remettre les citoyens au centre du projet européen.

Aller plus loin

Emmanuel Macron plaide pour une généralisation du programme Erasmus : tous les étudiants, y compris toutes les personnes en apprentissage, devraient passer 6 mois dans un pays de l’UE différent du leur.

La zone euro doit constituer une avant-garde « vers plus de solidarité et d’intégration ». Pour associer les citoyens européens à ce processus, il est favorable à la création d’un Parlement de la zone euro à l’intérieur du Parlement européen.

Financer des projets d’avenir

Il faut « recréer la confiance chez les entrepreneurs » tout autant que chez les ménages. Pour cela, Emmanuel Macron souhaite « une capacité d’endettement commune au niveau européen, notamment pour investir dans des start-up innovantes, pour les soutenir ». « Il ne s’agirait pas de financer la dette passée mais des projets futurs ».

Une démocratie européenne

« Je crois, moi, à la convention démocratique, c’est-à-dire que je crois à l’idée qu’on organise des débats ». Cette « convention démocratique » permettrait d’associer les citoyens à l’élaboration d’un nouveau projet pour l’Europe, et de favoriser « l’émergence d’une opinion publique à 27 ». À terme, et seulement après le temps de la réflexion commune, un référendum européen pourrait être organisé.

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