icon-hamburger-dark
Donner

Les bus Macron

« Donner plus de vitalité à notre économie, c’est également ouvrir de nouveaux secteurs, comme celui des autocars ».

Accédez à la synthèse de cet article

Partagez cet article

Diagnostic

Une mobilité difficile

« Nous sommes un pays étrange qui est bien connu pour son maillage territorial, ses 36.000 communes ». Même si « on a moins de déserts démographiques que beaucoup de nos voisins », il y a « un vrai souci d’aménagement » et de mobilité car « dans notre pays il est impossible de faire un trajet Bordeaux – Lyon sans passer par Paris si on veut prendre les transports en commun ».

Les moyens de mobilité sont malheureusement limités : train ou voiture. « C’est un problème qu’il soit impossible de se rendre où on le souhaite sans prendre le train ou un véhicule particulier, par exemple pour rejoindre Nantes depuis Bordeaux. »

Des normes trop contraignantes

Notre pays compte un retard important sur ses voisins européens dans le domaine des transports par autobus. « L’an dernier (2014), en France, seules 110 000 personnes ont voyagé en car, alors que ce chiffre atteint 8 millions en Allemagne, ou 30 millions au Royaume-Uni. ».

Le sous-développement du transport en car est dû à la présence de normes bien trop contraignantes. En France, « il est interdit de faire un transport en autocar intra ou inter régional sauf à obtenir une autorisation express très compliquée à avoir. Pourquoi ? Parce qu’il y a trop de normes et parce qu’on a protégé, ce qui était légitime, notre secteur ferroviaire. »

Action

Les dispositions contenues dans la loi Macron de 2015 ont permis de développer une nouvelle solution aux problèmes des transports en commun français.

Une loi pour la mobilité

Au 30 juin 2016, 193 villes étaient reliées par des lignes d’autocars, dont 127 de moins de 50.000 habitants. On dénombrait alors 200 liaisons différentes dont 55 % ne pourraient pas être effectuées en train. La loi répond ainsi au problème induit par la centralisation du système ferroviaire français, car le réseau routier, sur lequel s’appuient les autocars, est nettement plus décentralisé et permet de voyager plus facilement entre les villes périphériques.

On observe « des résultats concrets avec quatre millions de Français qui ont utilisé les bus contre 110000 seulement en 2014 ». Cela nous permet de rattraper le retard pris sur nos voisins européen car « le réseau se développe à un rythme rapide qui est comparable à celui observé en Allemagne après l’ouverture de 2013 ».

Une loi pour l’égalité

Grâce à cette loi, « celles et ceux qui veulent voyager plus souvent qu’ils ne voyageaient hier, peuvent voyager plus facilement parce que l’autocar, c’est huit à dix fois moins cher. »

Cette loi permet de récréer de l’égalité entre les citoyens car les transports en commun sont aujourd’hui accessibles à ceux qui ne pouvaient prendre le train faute de moyens. Il y a désormais, « sur les territoires, des déplacements à des prix défiants toute concurrence. »

« Et lorsqu’on regarde qui voyage aujourd’hui en autocar, eh bien en effet ce sont les familles les plus modestes, ce sont les jeunes, ce sont les sans emploi ou les emplois les plus précaires et les plus fragiles. Et je pense qu’il y a là une mesure de justice ».

Une loi pour l’emploi

« Donner plus de vitalité à notre économie, c’est également ouvrir de nouveaux secteurs, comme celui des autocars ». Au-delà de la mobilité, c’est aussi un atout économique fort pour les entreprises comme pour les travailleurs.  « En 6 mois on a 1300 emplois directs qui ont été créés » plus « les emplois indirects comme ceux d’entretien, ceux dans les centres commerciaux, les points de passage ou les points d’arrêt de ces autocars ; et les emplois industriels induits »

Il faut d’ailleurs rassurer ceux qui pensent que cela signe la mort du train car « les autocars sont davantage en concurrence avec le covoiturage ou la voiture personnelle – les prix étant assez proches – qu’avec les services ferroviaires ». Par ailleurs, « La SNCF est prête (à accepter cette ouverture) parce qu’ouvrir les autocars, ça ne veut pas dire la mort du train, ça ne veut pas dire que nous allons abandonner le train, tous celles et ceux qui peuvent encore le prendre, qui le prennent aujourd’hui continueront et c’est un domaine d’excellence du pays. Mais c’est un nouveau pan de notre économie qui s’ouvre, la SNCF y participera puisqu’elle a elle-même une activité en la matière et d’autres concurrents s’y mettront aussi. C’est une mesure importante donc juste et bonne pour l’activité ».

Article précédent Article suivant

Partagez cet article

Fermer

Retrouvez ici, très bientôt, la synthèse de cet article.