icon-hamburger-dark
Donner

L’identité française

« Oui, nous avons une identité française, avec ses origines. Mais au milieu, il y a des athées, des catholiques, des protestants, des juifs, des musulmans, tous de l’identité française. C’est cela, notre identité »

Accédez à la synthèse de cet article

Partagez cet article

Diagnostic

L’identité française comme force et projet de ce que nous sommes

Rappeler l’identité française au-delà de sa propre histoire

 

« J’y crois, je suis attaché à cette identité française ».  L’identité française représente une idée de la France pour Emmanuel Macron. Il ne faut pas détacher cette idée de son origine historique, car l’identité française n’est pas, par définition, « un grand tout dans lequel tout se mélange, tout n’aurait que la même importance ». Les origines de la France sont réelles et il faut savoir les « nommer » : le christianisme et le judaïsme font intégralement partie de notre construction historique tout comme l’héritage romain qui a forgé notre conception du droit. « Mais est-ce qu’elle n’est que ça ? ». L’identité française, c’est aussi et surtout autre chose. C’est une force qui transcende l’histoire et qui se retrouve dans un projet que l’on veut écrire ensemble.

 Une identité en perpétuel mouvement

Cette identité n’est pas fixe, elle est en perpétuel mouvement, elle suit les mouvements de notre société comme elle se nourrit de ses multiples visages. Emmanuel Macron voit en la construction de l’identité française un « un projet, sans cesse recommencé ». La France a certes des origines chrétiennes mais elle est aujourd’hui multiple et présente une mosaïque aux couleurs de ses différentes migrations, religions, cultures et idées qui la compose. L’identité française n’est en rien « quelque chose qu’on veut nous enlever », bien au contraire, elle est et se doit d’être « ce qui nous fait avancer, ce que nous sommes en train d’inventer ».

 

La question de l’identité face à de nouveaux enjeux

La question de l’islam et la force de notre République

 

 Aujourd’hui, la question de l’identité se pose au centre du débat public et politique. Les récents évènements tragiques qui ont frappé la France ont conduit à stigmatiser l’islam au sein de notre société. Cependant, la notion d’identité ne peut être perçue comme un vecteur d’exclusion. Bien au contraire, la laïcité et les valeurs républicaines permettent de faire que « chacun doit pouvoir se reconnaitre dans sa religion librement ».

La laïcité constitue « un principe de liberté » mais en rien un « combat contre une religion, contre l’islam ». Prendre cette voie « serait une erreur fondamentale » pour Emmanuel Macron qui défend l’Islam, une religion qui est « compatible avec la République ». Les seuls « ennemis sont les djihadistes, Daesh, mais Daesh ce n’est pas l’islam »

 La mondialisation et le danger de la division

 

L’autre erreur dénoncée par Emmanuel Macron est celle d’une identité construite en réaction à la mondialisation. Le prisme de la mondialisation redéfinit nos frontières et la multiplication des échanges transforme profondément notre modèle économique et notre structure sociale. Emmanuel Macron s’attache à comprendre ce processus et décrit « deux France », l’une enthousiaste de ces mouvements et, l’autre, inquiète et sans repère face à cette mondialisation. Mais il faut agir contre cette dualité selon Emmanuel Macron, « parce que notre volonté n’est pas de cacher le monde tel qu’il va » mais bien de « réconcilier ces deux France. C’est de les remettre ensemble. Parce que avoir deux France, c’est contraire à la France ».

Action

Défendre et protéger nos valeurs républicaines

Faire valoir la laïcité face à nos propres divisions

Emmanuel Macron appelle à donner un nouveau souffle à notre définition et nos représentations de la laïcité. Pour lui, « la laïcité n’est pas un mot daté, un mot ringard comme certains voudraient le faire dire.  La laïcité protège des identités fermées, elle permet de veiller à ce que justement nul ne soit assigné à résidence par son identité ou par sa religion ». Il faut donc défendre la laïcité de la République, sans pour autant que la laïcité ne soit le prétexte à l’exclusion des communautés religieuses au sein même de notre communauté nationale. « Ne tombons pas dans une vision rétrécie de la laïcité ». Son idée de la laïcité n’est pas de produire frénétiquement « de nouveau texte pour chasser le foulard à l’université, aller traquer dans les sorties scolaires celles et ceux qui peuvent avoir des signes religieux ». Emmanuel Macron voit dans les règles de la République notre principale force de rassemblement, où la laïcité prend justement son « sens plein et entier ».

La construction de notre identité : émancipation et autonomie des individus

En affirmant les origines chrétiennes de la France mais en définissant l’identité comme mobile et multiple, Emmanuel Macron réaffirme cette volonté de construire un nouveau projet national autour d’une identité française dans laquelle chacun peut se reconnaître et de laquelle personne ne serait exclu.  L’émancipation des individus est au cœur même du fondement de notre République. En effet, notre modèle politique « a reposé sur un combat qui a été un combat pour l’émancipation, pour l’autonomie des individus, indépendamment de toute religion ou appartenance. C’est ça la République ».

L’identité française, un vecteur et une force de rassemblement

Ouvrir la voie de la réconciliation

 « La France réussira si elle parvient à réconcilier les France. Celle qui aime le cours du monde et celle qui le craint. Celle qui croit en elle et celle qui doute. Non pas une unité factice, qui nierait nos différences, mais une réconciliation qui trace un chemin qui nous est commun pour que la France continue d’embrasser son destin. ». Il s’agit ici, à travers l’identité nationale, de réunir les courants opposés qui composent la France, de former une cohésion nationale autour d’un projet pour la France, rejetant les différences de culture, de religion, de sexe, d’opinion, d’âge, etc.  L’idée d’Emmanuel Macron est celle de construire un projet par et pour tous les français.

Un projet ouvert qui s’écrit aussi en Europe

Selon Emmanuel Macron, l’identité « ce n’est pas quelque chose qui nous diviserait, ce n’est pas quelque chose qu’on veut nous enlever, parce que l’identité française, c’est un projet, c’est ce qui nous fait avancer, c’est ce que nous sommes en train d’inventer. L’identité française, ce n’est jamais étriqué ». L’Europe est, en ce sens, un enjeu majeur pour notre société. L’ouverture des frontières au sein de l’UE, notamment à travers la création de l’espace Schengen en 1985, ne doit pas être vue comme une perte d’identité mais comme une source génératrice d’opportunités. Si ces « bouleversements viennent bousculer notre pays, c’est cela qui crée encore plus qu’hier la nécessité de refonder les choses ». Car c’est bien cela le propre de notre identité, d’être un « projet ouvert, un projet fou, au fond, forgé sur une culture et recherchant l’universel. Exigeant et généreux. C’est cela notre espoir au fond. Cela n’a rien d’évident. Mais c’est nous ».

 

Article précédent Article suivant

Partagez cet article

Fermer

Retrouvez ici très bientôt la synthèse de cet article.