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Donner

Une économie 2.0

« Avec cette Nouvelle France, plus industrielle, nous sommes engagés dans la modernisation de l'outil industriel par la transformation du modèle économique par le numérique »

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Diagnostic

Un tournant à prendre

À l’heure du numérique et des nouvelles technologies, c’est d’une économie en phase avec son temps dont nous avons besoin, afin de mieux appréhender les défis de demain. De la jeune start-up aux grands groupes cotés en bourse, la richesse et les emplois sont créés par les entreprises, et indispensables à la croissance. L’économie française doit intégrer le facteur numérique pour évoluer de la façon la plus prospère possible et permettre au pays d’atteindre le « premier rang de la compétition mondiale ». C’était là le défi d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie : « avec notre Nouvelle France, plus industrielle, nous sommes engagés dans la modernisation de son outil industriel par la transformation de son modèle économique par le numérique ». En particulier, il est nécessaire de légiférer pour adapter notre économie à ce qu’on appelle l’uberisation.

Des atouts insuffisamment valorisés

Notre pays a tous les atouts pour réussir : un enseignement de qualité, d’innombrables talents dans tous les secteurs, une jeunesse prête à casser les codes. Cependant, l’action publique ne crée pas suffisamment les conditions pour les mettre en valeur et pour permettre à la créativité des Français de se déployer. Tout d’abord, il faut encourager l’innovation car « nos entreprises traditionnelles sont en retard sur les ménages, elles tardent à se moderniser », « on a simplement 64 % de nos entreprises qui disposent d’un site internet, contre en moyenne 76 % dans l’OCDE ». Il faut également faciliter la création d’entreprises et accompagner nos startups : nous avons « des milliers de startups, mais les champions mondiaux français sont encore trop rares ».

Action

Principes

« Je suis farouchement accroché à la réforme radicale et à ce qu’on avance dans le pays. »

Une opportunité

Ces évolutions ne doivent pas être source de craintes, mais bien être considérées comme de nouvelles opportunités économiques. L’économie 2.0 est une réponse possible à l’exclusion économique qui existe aujourd’hui en raison d’un climat social défavorable, d’un manque de structures liées à l’emploi, de discriminations à l’embauche. Elle favorise en effet l’entrepreneuriat individuel, vers lequel beaucoup de jeunes victimes de l’exclusion se tournent. Pour Emmanuel Macron, « notre choix est d’ouvrir notre économie et de créer davantage de mobilité sociale ».

Le client d’abord

Uber en est un exemple en région parisienne : « pour  beaucoup de jeunes aujourd’hui, c’est plus facile de trouver un client qu’un employeur ». L’utilisation intensive des smartphones et d’autres Nouvelles Technologies de l’information et de la communication (NTIC) permet aux entreprises de mieux répondre à la demande, de proposer une offre plus attractive, et de créer de nouveaux emplois pour satisfaire de nouveaux clients. En 2015, on a compté en Seine-Saint-Denis plus de 2 000 créations d’entreprises de transport de personnes. En quelques années, les VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur) sont devenus le premier secteur de création d’entreprise dans la banlieue parisienne.

Propositions

Ouvrir l’accès aux données

Dans le monde de l’innovation, il est primordial de bien comprendre le comportement des clients. Pour cela, et pour pouvoir identifier de nouveaux leviers de croissance, les entreprises misent sur l’utilisation de données massives (big data). Les données sont « l’une des matières premières de cette nouvelle économie ». Facebook, Uber, Airbnb, Amazon : « toutes ces entreprises fondent leur force et leur croissance sur un actif immatériel qui est la donnée ». Ces données sont une ressource, et « notre responsabilité c’est, dans un cadre organisé, sans simplisme de savoir l’ouvrir, la faire circuler » pour « que les innovations puissent se faire, que de la valeur puisse être créée à partir de ces données ».

En tant que ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a défendu un projet de loi destiné à « ouvrir encore davantage les données publiques pour en accroître l’externalité positive ». Concernant les acteurs privés, il s’agit de « créer le cadre dans lequel secteur par secteur, de manière pragmatique, nous ouvrirons l’accès à ces données d’intérêt général », à savoir « celles qui permettent à d’autres acteurs économiques de créer de la valeur, de l’activité, de l’innovation, et là aussi des pans entiers d’activité ».

Encourager le capital risque

Le financement de notre économie ressemble à celui d’une économie de rattrapage : il repose sur la dette, et pas assez sur les fonds propres. Or, « cette économie de la disruption où tout s’accélère consomme du capital, des fonds propres ». C’est pourquoi notre défi est « de remobiliser notre épargne financière » et « de mobiliser du capital investissement encore bien davantage que nous n’en avons pour réussir ce passage à l’échelle, faire grandir nos startups et réussir à saisir ces créations d’activité ».

Emmanuel Macron a proposé deux pistes. Tout d’abord, imaginer un système boursier où les startups et les fleurons de l’industrie française pourraient rayonner ensemble. En effet, la moyenne d’âge d’une entreprise française cotée au CAC 40 est de 105 ans, alors que la moyenne d’âge des entreprises cotées au Nasdaq (USA) est de 15 ans. Ensuite, le projet de loi transparence et modernisation de la vie économique, définitivement adopté par le Parlement le 8 novembre 2016, comprend plusieurs dispositions pour créer ce qu’Emmanuel Macron appelle « des fonds de pension à la française ». Il s’agit d’assouplir les contraintes prudentielles pesant sur certains régimes de retraite : « les contrats de retraite professionnelle pourront ainsi être réorientés vers les actions ». Cela permettra de renforcer « la participation des ménages au financement de l’économie ».

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